Des fois, …

tu connais le principe ? tout à fond !!!

Ces derniers temps, les images attendent leur tour. C’est le son qui a pris le pouvoir. Le genre de truc qui te vole des heures sans prévenir, qui te fait lever la tête et découvrir qu’il est déjà trois heures du matin, que le café est froid et que la boucle tourne encore.


Résidence aux Ballastières.


Un terrain brut. Des murs qui résonnent. Des machines qui respirent. Et cette sensation étrange de faire quelque chose d’inutile et pourtant absolument nécessaire. Avec Zaza, on a passé du temps à chercher sans savoir ce qu’on cherchait vraiment. Créer, c’est ça : une conversation bancale, des essais ratés, des éclats de rire, des silences, des accidents heureux. On avance à l’instinct, on laisse le son décider pour nous. On croit contrôler… mais c’est lui qui nous mène par le bout des doigts.

Et au milieu de tout ça : un live. Pas poli. Pas maquillé. Juste vivant.


La matière sait avant nous ..

Les projets en cours prennent forme comme des bêtes qu’on libère.

On ne crée pas vraiment.
On creuse.

Comme si la pierre contenait déjà tout et qu’on n’était que des outils maladroits chargés d’enlever le trop-plein.
Tu grattes, tu écoutes, tu enlèves encore. Et soudain une forme apparaît. Pas parce que tu l’as décidée — parce qu’elle voulait sortir.

Être l’instrument de la matière.
Laisser faire.
Accepter de ne pas comprendre tout de suite.


Retour en images

Des morceaux de route, des câbles, de la sueur, des lumières fatiguées, des sourires en coin.
Des traces.
La preuve qu’on y était.


Les actus

Mars arrive avec une exposition à Bergues (59).
Encore une occasion de déplacer les choses, de sortir du cadre, de continuer à creuser.

On avance sans plan parfait.
On avance parce que la fièvre de création ne descend jamais vraiment.

Créer, c’est une maladie douce.
Une obsession qui gratte sous la peau.
Un truc qui te réveille alors que tu voulais juste te reposer.


Un mot pour Léonel Houssam

Impossible de ne pas évoquer Léonel Houssam et sa manière d’écrire comme on joue fort : sans filtre, sans vernis, avec ce mélange de rage et de lucidité. Auteur notamment de Les derniers cow-boys français et de Noir Désir : post-mortem, il continue de tracer une route littéraire qui refuse les chemins propres. Une écriture qui sent la route, la nuit, le réel qui cogne.


Remerciements

Merci à DJ Petondji et à Christophe Dourmet (Until The Rock) pour le concert du 13/02.
Des gens vrais, du son vrai. Rien à ajouter.


Et du côté de Syndrome Bazar

Le nouveau site est en ligne : (cliquer sur l’image)


On continue.

Sans plan marketing.
Sans mode d’emploi.
Juste cette urgence intérieure qui répète : encore un son, encore une forme, encore un morceau de vérité à sortir du bruit.