Des fois, …

Quelques semaines plus tard, je suis toujours là.

Toujours debout. Toujours en colère. Toujours avec cette furieuse envie de créer, de faire du bruit, de foutre les mains dans la matière et de croire, malgré tout, qu’on peut encore fabriquer quelque chose ensemble.

Colère, plaisir et rock’n’roll.

Les choses ne changent pas beaucoup. Ils n’ont toujours pas compris. Nous n’avons peut-être toujours pas compris. Parce qu’au milieu du vacarme, des petites guerres de chapelle, des indignations à durée déterminée et des grandes gueules numériques, il reste une évidence :

LA SEULE SOLUTION, C’EST L’UNITÉ.

Continuez à vous laisser porter. Continuez à chouiner parce que l’essence est trop chère, parce que les riches sont trop riches, parce que le RN pourrait prendre le pouvoir, parce que le voisin n’a pas voté comme vous, parce que tout fout le camp. Pendant ce temps-là, certains médias peuvent continuer à vous déverser leur merde prémâchée directement dans le crâne. Gros plan sur une poubelle qui brûle pendant onze heures.

La même image. Encore. Encore. Encore. Il faut que tu aies peur. Il faut que tu choisisses ton camp. Il faut que tu te fabriques rapidement une opinion bien tranchée sur un monde dont on ne te montre qu’un morceau de quinze secondes. Surtout, ne parle pas avec ton voisin.

LA SEULE ALTERNATIVE, C’EST L’UNITÉ.

Nous, pendant ce temps-là, on continue notre petit combat. Pas celui des plateaux télé. Pas celui des grandes déclarations. Celui de la création. Celui de la culture pour toutes et tous. Celui qui existe souvent hors des champs institutionnels, loin des gros budgets, loin des projecteurs et à quelques kilomètres seulement de l’endroit où les médias ont décidé que la culture devait se trouver. Alors on monte des expos. Encore. On joue des concerts. Encore. On fabrique des trucs improbables. Encore. On rencontre des gens. Encore et encore.

Et ces dernières semaines nous ont rappelé pourquoi on continuait.

Il y a eu Les Inouïs, où nous avons été accueillis comme des rois : hébergement, repas, attention, humanité… tout était là. Une putain de belle rencontre. Il y a eu Saint-Dizier et le Petit Paris, puis le 28 à Chaumont, où Mireille nous a accueillis comme des princes. Des concerts, des kilomètres, des discussions, des gens, du bruit, de la fatigue et ces moments impossibles à mettre dans un tableau Excel.

À toutes celles et ceux qui organisent encore des choses parce qu’ils y croient, qui accueillent les artistes, qui ouvrent des lieux, qui viennent voir des groupes dont ils ne connaissent pas les chansons :

MERCI.


ET LA SUITE ?

La suite, justement, elle se fabrique.

CÔTÉ inSOlo

Je retourne dans l’atelier. Les mains dans la récup, la poussière, les objets abandonnés et toutes ces choses auxquelles on a expliqué qu’elles ne servaient plus à rien.

La série de sculptures réalisées à partir de matériaux récupérés va continuer à grandir et prendra prochainement la route. Direction notamment Le Toit Commun à Lens, mais aussi le GuinGuet à Thoricourt, en Belgique, et quelques autres endroits dont on reparlera bientôt. Récupérer. Transformer. Réassembler.

Et essayer, encore une fois, de remettre l’humain au milieu du bordel.


CÔTÉ SYNDROME BAZAR

Là, on entre en phase studieuse. Oui, oui.

Syndrome Bazar prépare un nouvel album.

Un vrai nouveau disque. On écrit, on cherche, on enregistre, on recommence, on jette, on garde et probablement qu’on s’engueulera deux ou trois fois avant de trouver exactement ce qu’on cherchait sans savoir qu’on le cherchait. Et le troisième album est déjà en précommande :

Participer au financement du 3e album de Syndrome Bazar

Les nouvelles dates vont également commencer à tomber pour fin 2026 et 2027. ICI


CÔTÉ VOYAGES SONORES

Ça bouge aussi. Un nouvel opus est en cours de fabrication et devrait arriver en ligne très prochainement.

Des plantes. Des capteurs. Des signaux électriques transformés en données. Des machines, des instruments, des fréquences et cette envie de chercher ce qui peut se passer lorsqu’on arrête cinq minutes de gueuler pour simplement écouter. Et si vous voulez découvrir — ou redécouvrir — ce travail en vrai :

Dimanche 25 octobre 2026 à 15h
La Boutique – 6 place Jean-Jaurès, 62380 Lumbres

Un voyage sonore bioacoustique végétal, suivi d’un temps d’échange autour des machines, des capteurs et de ces étranges conversations que nous essayons d’établir avec le vivant.


Alors voilà où on en est. Pas devenus sages. Pas résignés. Pas rangés.

Toujours persuadés qu’une salle de concert, un atelier, une exposition, une association, un café, un morceau de musique ou dix personnes réunies autour d’une idée peuvent parfois faire davantage que mille commentaires rageurs écrits seul devant un écran.

On reste éveillés. On reste vivants. Et surtout …

ON SE BOUGE.