On parle de quoi ?
On parle d’exposition. Et surtout de musique, parce qu’après tout, c’est tout ce qui compte ! Bon, il y a aussi les rencontres, les matières, les expériences et les endroits improbables où tout ça nous emmène.
Tout le mois de novembre, j’expose au 6 rue René Gambier à Camon (80), en compagnie d’Arnaud Dassonville. J’y propose des sculptures et quelques toiles. Je vous mets l’affiche avec cet article : si vous passez dans le coin, allez y jeter un œil !

Des plantes aux oreilles sous l’eau
Côté musique en solo, les explorations continuent avec les voyages sonores autour de la bioacoustique végétale. Pour expliquer un peu le dispositif : des capteurs mesurent les variations de conductivité électrique à la surface des plantes. Ces variations sont traduites en données musicales qui pilotent des sons sur des instruments électroniques. Ce n’est donc pas le « chant des plantes » enregistré par un micro, mais une rencontre entre leur activité, la machine et ce que j’en fais en direct.
Et entre deux voyages, je prépare un nouveau projet à base d’hydrophones et de mélanges divers.

Les hydrophones, ce sont des microphones conçus pour écouter sous l’eau. Ils permettent de capter les vibrations et tout un petit monde sonore qu’on entend peu depuis la surface : bulles, mouvements, frottements, résonances… De quoi nourrir de nouvelles envies de bidouille, de textures et de musique.

Pour l’instant, ça cherche, ça s’assemble, ça fait des essais. Ça va venir.
Du métal en fusion… dans une église
J’ai aussi eu le grand plaisir de participer à une fête médiévale autour des métiers anciens, dans le petit village d’Aquin, dans le Pas-de-Calais.
Au programme pour moi : de la fonderie à l’os de seiche. On creuse une empreinte dans l’os, qui sert ensuite de moule pour recevoir le métal en fusion. La matière garde ses petites surprises et laisse sa texture sur les pièces.
Et j’ai fait ça… dans une église.
Un cadre inhabituel, des gens curieux, des discussions autour du geste, de la matière et du plaisir de fabriquer. Un grand moment de partage !!!




Le Syndrome est toujours là
Avec Syndrome Bazar, de nouveaux morceaux sont en réalisation pour notre troisième album. Avec Xavier, on continue à chercher, à construire, à faire du bruit et à mettre des mots là où ça démange.

Et là, petit coup de gueule.
Sur les routes, partout où l’on joue, on nous demande un disque. « Vous avez un vinyle ? » « On peut acheter l’album ? »
Alors on se dit : OK, faisons un disque. On lance un financement participatif pour que tout ça puisse exister. Et là ?
Ben… presque plus personne.
Heureusement, il y a celles et ceux qui répondent présent, et un grand merci à eux. Mais pour le reste, va falloir m’expliquer un peu. C’est de la politesse, les demandes après les concerts ? C’est l’alcool ? On a des gueules de teuteus ?
Non, sérieux : entre les « faites un disque ! » et le moment où l’on propose de participer à sa fabrication, il y a un drôle de trou.
Chacun fait avec ses moyens, je le sais bien. Mais demander un disque et disparaître quand il s’agit de l’aider à voir le jour, c’est quand même un peu étrange, non ?
On le fera, ce disque. On ira jusqu’au bout, les loulous.
Avec nos textes qui grattent et notre style pas vraiment défini. Un rock pas assez punk pour les punks, trop punk pour les rockeurs pop, trop libertaire pour les rebelles, pas assez pour les anarchos uniformisés…
Mais on s’en branle, en fait.
On est entiers. On fait ce que bon nous semble. Et s’il faut gueuler qu’on va tous crever sur de la disco, alors on le fera.
Si vous voulez participer à l’aventure, c’est ici :
https://www.helloasso.com/associations/association-art-groupe/collectes/3eme-album-pour-syndrome-bazar
Et on continue
On continue à créer, quoi qu’il en coûte — et là, je ne parle pas d’argent. Quoi qu’il puisse se passer, on continue.
Avec un soutien inconditionnel à tous les lieux et à toutes les personnes qui se battent pour faire vivre des espaces de création et d’expression. Ceux qui ouvrent une porte, accueillent un concert, accrochent des œuvres, prêtent du matériel ou rendent simplement une rencontre possible.
Ça compte, tout ça.
Alors on fabrique, on expose, on écoute sous l’eau, on coule du métal et on monte le son.
inSOlo





