Des Fois, …

Ces dernières semaines, l’atelier s’est rempli de bois, de peinture, de métal, de dents, de couronnes, de bouts de branches, de visages un peu cabossés… et de nouvelles machines sonores.

Bref, inSOlo continue de fabriquer son petit monde.

Gros gros coup de cœur depuis un moment pour ce mec …. Ça s’écoute à fond …

De nouvelles sculptures prennent vie

Une nouvelle série de sculptures est en train de sortir de l’atelier. Elles feront leur première sortie publique à Chaumont, au festival Les INOUÏS, du 18 au 20 septembre 2026.

Il y a dans ces nouvelles pièces quelque chose qui se situe entre le personnage, le totem et l’objet trouvé.

Le bois reste volontairement visible, parfois brut, brûlé ou marqué par le temps. Ailleurs, il disparaît sous des couleurs franches. Des morceaux de métal, des branches, de petits objets et même des éléments presque mécaniques viennent s’y greffer.

Les personnages ont des gueules. Beaucoup.

Des dents trop grandes, des yeux ronds, des corps disproportionnés, des couronnes qui ne rendent personne vraiment royal. Certains semblent joyeux, d’autres inquiétants, quelques-uns les deux à la fois.

L’un porte littéralement un petit village dans son ventre. Un autre conserve un cœur métallique suspendu dans sa poitrine. Un visage blanc semble avoir été retrouvé après quelques siècles passés sur une planète inconnue. Et puis il y a ces figures de bois presque primitives, dont les quelques entailles suffisent à faire apparaître une présence.

Ce sont des assemblages, mais surtout des rencontres : le bois trouvé, l’accident, la couleur, le feu, la récupération et ce que l’imagination décide d’y voir.

Je ne cherche pas vraiment à fabriquer de beaux objets.

Je préfère fabriquer des présences.


🌿 Le 5 septembre : écouter les plantes

Mais inSOlo n’est jamais très loin du son.

Le 5 septembre, aux Ballastières de Saint-Pol-sur-Ternoise, je présenterai un nouveau bain sonore / sieste musicale, construit autour d’un travail de bioacoustique végétale.

Le principe part de quelque chose d’invisible : les variations électriques mesurables à la surface d’une plante.

Des capteurs permettent de récupérer ces variations. Elles sont ensuite transformées en données utilisables par les machines et deviennent des déclencheurs, des notes ou des mouvements dans le paysage sonore.

La plante ne « joue » donc pas du synthétiseur au sens propre.

Elle fournit plutôt une matière imprévisible avec laquelle je dialogue.

À partir de là viennent se mêler synthèse électronique, sons enregistrés, nappes, matières acoustiques et improvisation.

Et puis il y a la sieste musicale.

Pas un concert où il faudrait regarder une scène et attendre le morceau suivant. On s’installe. On ferme les yeux si on le souhaite. On laisse le temps ralentir.

Le son circule, apparaît, disparaît, se transforme.

Pendant un moment, il n’y a plus vraiment de chansons, plus vraiment de début ni de fin.

Juste un endroit où se poser.

Une tentative d’écouter ce que, d’habitude, nous n’entendons pas.


Et pendant ce temps-là… Syndrome Bazar reprend la route

Parce qu’il faut parfois quitter les plantes, rallumer les machines et remettre un peu de bruit dans tout ça.

Syndrome Bazar sera le 11 septembre au Trail Café à Seninghem, pour une soirée avec 37 Couteaux.

Puis on charge le matériel et on prend la route.

Direction Saint-Dizier et Chaumont, avec plusieurs dates en septembre, dont le festival Les INOUÏS.

Syndrome Bazar, c’est l’autre côté de la pièce.

Deux types, une guitare, des machines, des textes et une certaine incapacité à regarder tranquillement le monde passer.

Du rock indé / synth-punk, sans reprises et sans nostalgie fabriquée. Des chansons qui parlent de ce qui nous entoure, de ce qui nous énerve, de ce qui nous fait rire quand ça ne devrait probablement pas nous faire rire.

inSOlo cherche le silence entre les sons.
Syndrome Bazar cherche plutôt ce qu’on peut casser avec.

Septembre sera donc fait de sculptures, de plantes, de machines, de kilomètres et de décibels.

Et c’est très bien comme ça.

https://linktr.ee/syndromebazar

Tu peux ajouter cette partie à l’article, juste après le passage sur les concerts de Syndrome Bazar :

📼 Syndrome Bazar passe aussi par la bande magnétique

Et puisqu’on parle de Syndrome Bazar, il n’y aura pas que la route et les concerts.

Une cassette et un CD arrivent.

Deux objets physiques, deux façons de sortir un peu la musique des plateformes, des téléphones et des algorithmes. Parce qu’on aime encore l’idée d’avoir quelque chose entre les mains, de retourner une cassette, d’ouvrir une pochette, de regarder une image pendant que la musique joue.

Pour la cassette, on a choisi une esthétique volontairement étrange, bricolée et légèrement malsaine : une image détournée, un mannequin qui semble avoir traversé une mauvaise soirée, un crâne, quelques coups de feutre et cette déclaration aussi absurde qu’essentielle :

« J’aime tes pieds… »

Le CD, lui, part dans une autre direction. Une vieille gravure industrielle, un éléphant immense à terre, des hommes minuscules autour de lui et cette phrase :

« C’est long comme un éléphant qui meurt. »

Deux images assez différentes mais qui racontent finalement plutôt bien Syndrome Bazar : détourner, découper, salir un peu les choses trop propres, mélanger humour noir, absurdité et malaise.

À l’heure où la musique devient souvent un fichier que l’on oublie après trois clics, on avait simplement envie de refaire des objets.

Des trucs qu’on peut toucher, garder, prêter, perdre dans une bagnole ou retrouver dix ans plus tard au fond d’un carton.

Du plastique, du papier, de la bande magnétique et du bruit.

C’est probablement moins pratique qu’un lien Spotify.

Et c’est précisément pour ça qu’on aime ça.