Des fois, ben oui faut bien …

Des fois, il y a des expériences qui marquent plus que d’autres, la première fois, le premier voyage, le premier amour, la première ivresse. Je viens de vivre en immersion un mois, un mois à créer, rencontrer, échanger, partager, un mois …
Moi qui suis plutôt un solitaire me voici plongé dans un duo créatif.

Depuis un moment j’ai compris que le grand soir ne viendrai pas, que le grand capital écrase tout, sali tout, fait tout.. Mes petites idées utopistes ne valent rien dans ce monde ultra violent régi par la culture du corps, de la jeunesse éternelle, de l’apparence dictée par des influenceurs numériques sans âme, la compétition… Là où devrait régner le faire ensemble, les féministes castres, les extrémistes, écrasent au lieu d’éduquer, on zappe sur la vidéo suivante…

Lorsque je m’arrête deux minutes pour regarder tout ça, j’ai surtout une profonde nostalgie qui me submerge avec, en fond, une chanson des Béruriers Noirs qui résonne, tous unis, nous devions changer tout ça…

C’est avec cette mélancolie et ma désespérante envie d’y croire encore un peu que j’ai retrouvé pendant un mois, un des rares, voire unique créatif avec qui je pouvais faire cela, un de ces artistes sans égo, tellement rare… Il partage en plus la même envie de… partager.

A l’origine, ( vous pouvez suivre notre histoire ICI, c’est lors de la restitution de la résidence que l’on a rejoué notre rencontre); à l’origine donc, une benne à ferraille où Mititeï et moi même avons rigolé avant même de parler.

Entre deux fou-rires, nous avons beaucoup échangé, alors que les autres étaient en mode bière et soudure. Nous, on soudait, on parlait de projets fous, tous plus fous les uns que les autres, nous en réaliserons d’autres certainement, mais celui qui émergea en premier était le STOP SHOP,