Comme disait Marc Aurèle, :“Animae tuae colorem cogitationes tuae faciunt.”
Son à fond, ….
Il y a des périodes où les sons ne suffisent plus. Où les fréquences, les nappes, les plantes qui chantent dans les circuits électroniques continuent leur chemin… mais où les mains réclament autre chose
Alors je dessine.
Pas des portraits au sens académique du terme. Pas des visages sages, posés, bien éclairés dans un cadre poli. Non. Ici ce sont des portraits bruts. Des gueules. Des fragments d’humanité attrapés au vol, parfois cabossés, parfois fragiles, souvent un peu sauvages.
Le trait ne cherche pas la perfection. Il cherche la présence.
Un front trop large.
Un regard qui fuit.
Une bouche qui semble retenir quelque chose.
Le dessin devient une sorte de radiographie émotionnelle. On gratte le papier comme on fouille une mémoire. On laisse apparaître les tensions, les silences, les micro-tremblements de l’âme.
Ces portraits ne racontent pas une identité précise. Ils racontent plutôt l’état brut d’un visage quand il cesse de jouer un rôle.








Le passage du papier au volume
Mais très vite, le papier ne suffit plus.
Les visages veulent sortir de la surface.
Ils veulent de l’épaisseur, de la rugosité, du poids.
Alors une autre série est née dans l’atelier : des sculptures en cours de construction, faites de bois et de polyuréthane.
Un mélange étrange, presque organique.
Le bois apporte la mémoire, les veines, l’histoire lente de la matière.
Le polyuréthane, lui, agit comme une expansion incontrôlable : il gonfle, déborde, engloutit parfois les formes avant de révéler d’autres volumes.
C’est une matière capricieuse, imprévisible.
Parfaite pour ce genre d’exploration.
Les visages deviennent des reliefs, des accidents de surface, des silhouettes qui semblent émerger de la matière comme si elles avaient toujours été là, prisonnières du bois.



Une série en gestation
Pour l’instant, tout est en chantier.
Des morceaux de bois qui attendent leur métamorphose.
Des masses de mousse durcie qu’on taille comme on défriche un territoire.
Des visages qui apparaissent puis disparaissent avant de revenir sous une autre forme.
Rien n’est encore figé.
C’est une série qui se construit lentement, entre intuition et lutte avec la matière.
Rendez-vous à Chaumont
Si tout se passe comme prévu, cette série de portraits bruts et de sculptures devrait prendre la route en septembre, direction Chaumont, à l’occasion du festival des Inouïs.
Un endroit parfait pour montrer des formes qui ne cherchent pas à être sages.
Des visages qui ne demandent pas à être compris tout de suite.
Juste regardés.
Peut-être reconnus.
Au fond, ces portraits — dessinés ou sculptés — parlent toujours de la même chose :
ce moment fragile où l’humain apparaît sans masque.
Et c’est souvent là que ça devient intéressant.
Voici un petit texte d’info pour le site d’inSOlo (court, clair, dans l’esprit du site). J’ai intégré le lien vers le site du groupe.
Syndrome Bazar a désormais son site
Les choses avancent.
Le projet Syndrome Bazar continue de tracer sa route et possède maintenant son propre site internet. Un endroit pour retrouver l’univers du groupe, les dates, la bio, les sorties et les différentes traces laissées sur la route. (syndromebazar.fr)
Machines, guitares, deux voix et quelques éclats électriques dans l’air : le duo poursuit son exploration d’un rock indépendant tendu, parfois frontal, toujours vivant. (Linktree)
Pour suivre l’actualité du groupe, découvrir les morceaux ou jeter un œil aux prochaines dates :
Et comme toujours, tous les liens (streaming, réseaux, etc.) sont également regroupés ici :
👉 https://linktr.ee/syndromebazar